RUNNING:
  * SONATA ARCTICA (FIN)/ 1H35
  * Triosphere (NOR)/ 45min
  * Striker (CAN)/ 30min


  SETLIST SONATA ARCTICA:

  - Closer to an Animal
  - Life
  - The Wolves Die Young
  - In Black and White
  - Tallulah
  - Fairytale
  - FullMoon
  - Among the Shooting Stars
  - Abandoned, Pleased,
          Brainwashed, Exploited
  - We Are What We Are
  - The Power of One
    - - - - - - - - - - - -
  - Misplaced
  - I Have a Right
  - Don't Say a Word


    Organisateur:
Garmonbozia

link

avec STRIKER et TRIOSPHERE à la MJC Antipode (Rennes), le 16 Mars 2017



      Le moins que je puisse dire, c'est que ma dernière confrontation live avec Sonata Arctica n'a pas été des plus glorieuses!... Cependant, elle remonte maintenant à près de 7 ans, et de l'eau ainsi que des albums ont coulé sous les ponts. Il est donc temps pour moi de m'offrir une nouvelle chance avec ces génies nordiques du heavy metal symphonique qui ont su trouver les mélodies pour bercer mes jeunes années de metalleux! Si en plus de cela, l'occasion se présente de découvrir Striker et de revoir Triosphere sur scène, le tout dans une des salles où j'ai fait mes premières armes en tant que headbanger, alors plus rien ne semble vouloir me dissuader d'assister à cette soirée.


      Si le heavy/hard de Triosphere est d'une efficacité indiscutable autant que l'interprétation est impeccable, il est clair que le fait de placer tous les musiciens derrière des micros, en particulier la frontwoman, est un handicap certain pour ce qui est du jeu de scène. Ainsi, malgré toute leur bonne volonté pour montrer leur pêche et leur plaisir, le show n'en reste pas moins assez statique visuellement. Ce qui est bien dommage étant donné la qualité du petit dernier en date, The Heart Of The Matter. La prestation de ce soir est donc pratiquement identique à celle donnée lors de l'ultime édition du PROG POWER & METAL FEST en 2014, la setlist incorporant les nouveaux morceaux en étant le seul facteur variable. Cela reste tout de même très agréable à écouter et à regarder!

      De quoi se mettre en jambe pour la grosse claque qui suit: Striker! Le heavy très thrashy du combo des canadiens est de toute évidence taillé pour la scène, ce que City Of Gold avait déjà démontré sur disque. Nous avons à faire à un tout autre style d'interprétation, plus portée sur la fougue et la passion en comparaison des musiciens précédents très concentrés sur leur jeu. Il arrive donc parfois que l'excellent showman et chanteur qu'est Dan Cleary nous serve quelques couacs, mais rien ne viendra ébranler la bonne humeur du crew totalement en feu sur les planches (les mimiques du guitariste sont impayables)! Bien qu'extrêmement prévisible, leur musique ne cessera de faire secouer les têtes d’un public pourtant davantage porté sur des chansons bien plus posées comme celles des finlandais en tête d'affiche. Pas de doute, cette seconde partie se révèle être en fait le gros morceau de la soirée, celui que tout le monde retiendra pour son énergie et sa chaleur en dépit des préférences.

      Bon, un poil de retard sur l'horaire mais rien de dramatique. Le changement de plateau d'1/2H me laisse le temps d'aller apprécier la Tri Martolod Rousse qu'ils servent au bar, pour un prix tout à fait raisonnable. Décidément, l'Antipode est une très bonne salle de moyenne envergure, avec un son bien adapté à notre style préféré. Jamais été déçu de ce côté-là.

      L'intro orchestrale de Sonata Arctica annonce le début du set qu'on devine largement dédié à The Ninth Hour, à raison. Même si nous avons la chance d'entendre bien mieux les guitares ici que sur album (ce qui permet de profiter pleinement du talent d'Elias Viljanen), le manque d'une gratte rythmique et les compositions trop mielleuses des plus récents opus à mon goût ne me convainquent pas plus qu'en 2010... Il faudra attendre "Tallulah" pour apprécier le retour d'un vieux titre, et surtout le dynamique "FullMoon" qui enchantera l'intégralité de la fosse et la fera réagir comme jamais! Jusqu'ici, on voyait les jeunes s'enflammer sur les nouveaux titres, les anciens sur les anciens, mais Ecliptica est décidément LE joyau incontesté de leur discographie qui rassemble les fans.
      Sur la première moitié du show, Tony a eu un peu de mal à tenir les notes les plus hautes, malgré la simplicité des lignes de chant modernes. Le plus gros défaut de ces lignes typiques du combo est certainement le débit du chant, bien trop élevé pour la retranscription live; Tony n'a pas le temps de respirer et ça s'entend par ces saccades [ceux qui ont entendu la version Songs of Silence de "Wolf & Raven" connaissent l'étendu des dégâts, au point que le morceau ne sera plus rejoué après cette tournée]. Pourtant, le charismatique frontman toujours aussi fantasque retrouve un second souffle qui le fait chanter les anciens titres à merveilles, aidé par un renivellement vers les graves que tout groupe de heavy pratique à ce niveau. Comme à ses habitudes, il ne pourra s'empêcher d'entrecouper le set de discours philosophiques pas forcément indispensables, et surtout d'échanges (assez programmés quand même) avec le public très réceptif. Ils finiront d'ailleurs par une coutume de longue date: faire chanter "Vodka" à la fosse sous la forme d'une battle entre trois clans. Verdict?


      Au niveau du jeu de scène, il n'y a jamais eu grand chose à dire de négatif au sujet de Sonata Arctica. La voix de Tony et le tournant stylistique opéré cette dernière décennie ont souvent été les détails qui plombaient le charme de l'ensemble. Mais ce soir, Tony nous a montré qu'il avait su surmonter les difficultés et pratiquement revenir à ses capacités initiales. En plus de cela, le come back de morceaux devenus très rares comme "Abandoned Pleased" ou "The Power of One" parfaitement exécutés ajoute encore à la sensation qu'ils sont revenus de loin. Pour couronner le tout, nous avons eu deux ouvertures très largement à la hauteur du leader, terminant de confirmer que ce moment de heavy passé à Rennes a tenu toutes ses promesses.

Par Yroenn  

Facebook de Sonata Arctica
Facebook de Striker
Facebook de Triosphere