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à Clisson, du 17 au 19 Juin 2011


      Enormément de polémiques autour de l'édition 2011 du plus gros festival métal de France, et un des plus gros d'Europe! Entre les diverses annulations annoncées sur le net sans plus d'explications (avant ce coup de chaud incroyable dévoilant la version des organisateurs) et le fait que le festival doive changer de site l'année prochaine, Ben et son équipe ont certainement du vivre quelques mois bien éprouvant! Mais cette année encore, ils ont tout fait pour que le spectateur n'ait à supporter aucun de ces désagréments, et c'est dans une ambiance toujours aussi bonne que cette 6ème édition commence.
      Cette année, je n'habite pas très loin de Clisson, c'est donc avec facilité que je rejoints les 75000 autres festivaliers en ce début d'après-midi, veille de l'ouverture. Il faut se lever tôt pour avoir une bonne place sur le camping!






Liste des groupes vus:

JEUDI 16:
* JUMPING JACK

VENDREDI 17:
* ALTER BRIDGE
* MAXIMUM THE HORMONE
* THE CULT
* DOWN
* IGGY AND THE STOOGES
* IN FLAMES

pour les autres jours, cliquez ici:
SAMEDI 18
DIMANCHE 19
main stage
SETLIST IGGY:
- Raw Power
- Search and destroy
- Gimme Danger
- Shake Appeal
- 1970
- Fun House
- Open Up And Bleed
- L.A Blues
- Beyond the Law
- Penetration
- I Got a Right
- I Wanna Be Your Dog
- No Fun
camping
JEUDI 16:


      Car même si le coup d'envoi officiel se fait le lendemain, il se passe des choses dés le jeudi au Metal Corner pour les campeurs en avance. Dans ce défilé de groupes amateurs (mais confirmés), on parvient sans mal à trouver son plaisir car l'affiche est éclectique, autant que l'affiche officielle si ce n'est plus! Necrown, Zoe, Sticky Boys... Des groupes locaux essentiellement, dont l'un d'entre eux a particulièrement attiré mon attention.
      JUMPING JACK n'en est pas à son coup d'essai, et leur démo Cows And Whisky a déjà beaucoup circulée dans le milieu underground. La réputation live du groupe n'est plus à faire, et dans le genre stoner métal bien lourd, ils font parti des grands espoirs de la scène nationale. La preuve en est l'accueil incroyable que leur réservent les festivaliers déjà présents malgré l'heure (19H) alors que certains d'entre eux n'ont même pas encore planté la tente!
      Il faut dire que l'expérience de ce trio nantais parle pour eux, et c'est avec aisance et énergie qu'ils balancent les gros riffs d'une setlist maitrisée parfaitement, avec la bonne humeur en bonus. Leur style proche d'un mariage entre Down et Black Label Society leur grain de sel en plus, fait mouche sans difficulté et colle parfaitement à l'ambiance poussiéreuse du Metal Corner. Cerise sur le gâteau, ils en profitent pour annoncer la sortie prochaine de leur premier album. On attend ça avec impatience!


VENDREDI 17:


      Premier petit déjeuner dans l'herbe au campement. La soirée d'hier s'est fini à 4H du matin au Metal Corner au son des DJ's qui passaient les plus gros titres de Metallica, Iron Maiden, AC/DC... pour les plus tardifs. Pour ma part, rien de très intéressant en concert avant 15H30 sur la Main Stage, je prends donc le temps d'aller me ravitailler au fameux "supermarché de l'Enfer", le Leclerc du coin qui encore cette année va faire son chiffre trimestriel en 3 jours!
      ALTER BRIDGE est donc le premier show que je vais voir aujourd'hui, sous un ciel menaçant. Nous avions déjà put constater le charisme de Miles Kennedy en compagnie de Slash l'année dernière, il revient donc la guitare à la main avec son propre groupe pour un spectacle tout aussi attractif. Le rock pêchu du combo semble être justement apprécié par la foule, qui se trouvera refroidi par la pluie quelques dizaine de minutes après le début du show. Je rentre au campement le temps de m'équiper et revient pour assister à la fin de ce qui fut une très bonne prestation. Même si Miles est plus à l'aise au chant qu'à la guitare (on pourra constater le regard amusé de son guitariste pendant son solo), il reste un très bon frontman et défend sa musique avec brio. J'attendais beaucoup de cette prestation après avoir écouté leur dernier album AB3, je n'ai pas été déçu.
      MAXIMUM THE HORMONE nous vient tout droit du Japon pour nous balancer son métalcore énergique dans nos faces d'Européens. Vous avez peut-être entendu parler d'eux après qu'ils aient fait le générique de l'animé Death Note (pour les plus otaku d'entre vous), vous aviez put juger de la patate que dégage leur musique. Et bien sur scène, c'est encore pire! Ces mecs (et la nana derrière les fûts) sont vraiment dérangés! Même si le chanteur principale ne hurle pas plus souvent que la batteuse ou leur dreadeux de guitariste, il n'en reste pas moins hyperactif à l'image de ses compagnons de scène (en particulier le petit yakuza qui tient la basse à gauche). Même la demoiselle au fond se démène comme une diablesse pour faire le show, et ne rate pas une occasion de s'adresser au public. D'ailleurs, lorsqu'ils tentent de le faire, les mots français qu'on parvient à saisir sont "nous puons, vous puez" ou encore "nous ne sommes pas des poissons"! Une énergie inépuisable, beaucoup d'interaction avec le public, et énormément de fun, c'est ça Maximum The Hormone!
      Je ne resterai pas très longtemps devant THE CULT tant l'attitude de star et les piètres capacités de leur chanteur me fatiguent... Quelques morceaux le temps de juger sur pièce que le groupe est finalement plus agréable à écouter tranquillement à la maison, et je retourne au camping pour un énième apéro (et pour reposer mes jambes avant la soirée).

      La seule prestation de DOWN que j'ai pu observer est celle de leur DVD live Diary of a Mad Band fraichement sorti, dont les membres du groupe ne reniaient pas les bémols dû à l'aspect très brut du produit (entendez par là peu retouché)! Bémols qu'on retrouvera ici encore, malgré le fait que cette fois ils ont eu tout le temps nécessaire pour répéter. Les fans diront que le groupe est de la dynamique sur scène (c'est vrai ils sont sans arrêt en mouvement), qu'il ont un son encore plus lourd et accrocheur que sur disque (vrai aussi, c'est un son qui s'apprécie encore mieux sur scène), et que le degré d'ébriété de Phil fait parti de son charme, mais personnellement je demande un minimum de technique quand on a son expérience. Phil chante faux, il est très proche du public certes, mais il chante faux... Et moi, je ne suis pas assez fan de Down pour passer sa négligence à Mr Anselmo juste parce qu'il a été le chanteur de Pantera. En revanche, ses suivants assurent leur poste comme il faut et justifient la notoriété du groupe.
      Petit passage à la tente pour manger un bout et en route pour aller voir IGGY AND THE STOOGES! Pas mal de monde a dû se dire qu'il n'avait pas grand chose à faire sur l'affiche, mais croyez-moi si je vous dis qu'il nous aurait grandement manqué! L'homme a déjà 64 ans, mais il en parait bien 20 de moins tant il se déhanche en déambulant sur scène tout en assurant ses parties de chant très honorablement. Je ne connais malheureusement pas assez la discographie de l'Iguane pour resituer les titres qu'il a joué ce soir avec ses Stooges [la setlist est visible dans la colonne de gauche], mais ils certainement été sélectionné pour leur feeling rock et groovy. Ce concert a des airs de retour en arrière, à la belle époque du rock dans les années 70! Une rétrospective agréable et terriblement envoûtante, à l'image de la voix du Godfather of Punk qui n'a rien perdu de sa pêche durant toutes ces années. Mention spéciale au bassiste Mike Watt qui se fend de quelques improvisations bien senties, ajoutant une note jazzy similaire au saxophone de Steve Mackay! Un véritable voyage dans le temps je vous dis!
      La réputation de IN FLAMES en live n'est plus à faire. Derrière le déluge de lights et d'effets pyrotechniques se cache un véritable frontman en la personne d'Anders Fridén. C'est donc très logiquement sur ce feu d'artifice (au sens propre comme au figuré) que la fête se termine pour aujourd'hui. Pas grand chose de nouveau encore une fois pour ceux qui ont déjà vu le groupe on stage, mais ceux qui découvrent doivent être étonnés par l'agressivité contenue dans la musique des suédois, surtout après avoir écouté leur très soft dernier opus Sounds of A Playground Fading. Anders affine son timbre et hurle bien moins souvent que dans le passé, alors que les musiciens restent calés derrière leurs instruments tout en hochant la tête, et apparaissent comme des ombres chinoises devant les spots de lumière. Classique mais efficace comme toujours dira-t-on.


      Fin de la première véritable journée de festival, sous le signe du rock n'roll. Avec une tête d'affiche aussi culte, les nostalgiques des temps anciens ont probablement versé une petite larme, alors que les autres ont pu se rincer les oreilles sur les différents groupes qui ont défilés durant la journée. Et pour les couche-tard, la musique continue au Metal Corner jusqu'à 4 heures du matin, mais j'opterai pour un tour de camping à prendre le digestif avec les festivaliers jusqu'au levé du soleil.