[Disconnected]

    note   11,5/20

      line-up
    * Voix: Nicolas Faurie
    * Guitare: David Revan
    * Batterie: Kevin Prud'homme
    * Basse: Guillaume Baré

      tracklist
    ../01   INTRO
    ../02   ANTHROPHOBIA
    ../03   THE OTHER WAY
    ../04   JUSTE LIKE ME
    ../05   RELEVANT
    ../06   WILL YOU
    ../07   TROUBLE
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"[Disconnected]"

Sorti le 1er Octobre 2013, distribué par Dooweet Records

Site Officiel: www.slave-machine.com
Facebook: www.facebook.com/slavemachine.band


      Si les formations metalcore pleuvent en ce moment, je n'avais pas encore eu l'occasion de me frotter à un groupe bien de chez nous dans ce domaine. C'est chose faite avec Slave Machine, qui... Ah? On me dit dans l'oreillette qu'il s'agit en fait de metal indus! Bon... Avant toute chose, il faut savoir que leur regroupement ne date que de 2011, le chanteur n'ayant rejoint ses instrumentistes que l'année suivante, ainsi que le bassiste cette année. Nous avons à présent assez de musiciens pour pondre un album!

      Mais revenons sur cette histoire de genre. Il est effectivement annoncé sur le site que le combo évolue en territoire indus, comme son nom le laissait d'ailleurs fortement supposer, mais sincèrement je pense que nos petits frenchies se voilent un petit peu la face pour ne pas se retrouver noyés dans le fleuve des arrivages par gros porteurs de groupes metalcore. Certes, dans leur musique, nous avons quelques sons électroniques qui ressortent d'un ensemble très lourd au tempo relativement pesant, mais tout le reste nous laisse plutôt penser à ce genre métallique fortement prisé par la jeunesse contemporaine. Pour entrer dans les détails, je prends déjà le chant comme base, justement hurlé de façon core sans hésitation, et justement doublé par un chant clair pas loin d'être orienté émo. Concernant la structure des morceaux, les similitudes sont tout aussi proches: moshparts à foison, palm mute à volonté, et alternance de plans essentiellement rythmiques puis mélodiques. Les influences relatives à cette scène sont donc évidentes, même si le coté indus ne se laisse pas éclipser par tous ces éléments étrangers.
      Ce sujet clos, et en essayant de prendre un maximum de recul pour ne pas être aveuglé par ce constat, je ne peux pas dire que j'ai été surpris par cet album. Tout y est finalement très convenu et prévisible, sans parler de la répétitivité des riffs et de la régularité du tempo. Aucun titre ne ressort vraiment de la tracklist, et l'atmosphère (typiquement indus pour le coup) ne change pas d'un iota du début à la fin. La trop grande homogénéité provoque irrémédiablement la lassitude.

      Pourtant, c’était bien parti sur le papier: les musiciens savent ce qu'ils font, la production signée David Potvin (One Way Mirror/Lyzanxia/T.A.N.K) est impeccable et parfaitement adaptée au style, et cet aspect metalcore est réputé pour être accrocheur. Ça accroche donc le temps d'un titre ou deux, mais la fatigue nous fait vite lâcher prise. Il va falloir travailler sur la variété dans les compositions pour éviter de reproduire cette erreur, sinon vous aller finir assimilé à la masse impersonnelle que vous tentez d'éviter.
      Entre nous, je peux vous conseiller d’écouter Scar The Martyr, metalcore assumé teinté d’indus, pas très éloigné de votre musique au final, mais avec l'identité qui vous fait défaut.

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