From the Depths...

    note   14,5/20

      line-up
    * Franck DIBARI - Claviers
    * ALDEBARAN - Guitares
    * Phillipe GABISON - Guitares
    * Clement MARSE - Chant
    * Mickael RAVERDINO - Basse
    * Guillaume "Aboth" MORERO - Batterie

      tracklist
    01. Contamination -6’50
    02. Initiation of a New Eon -5’49
    03. Astral Journey Through the Ether -5’11
    04. Explorer of Distant Galaxies -6’49
    05. The Light I’m Awaiting -7’41
    06. The Loss and the End -3’29
    07. Rising of R’lyeh -6’26
    08. From the Depths... -2’54
    09. Dreams of Cyclopean Inferno -6’00
    10. Vision from Afar
                - Another Representation -7’05
    11. ...In the Depths -1’37
    12. The Court of the Crimson King -5’25
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"From the Depths..."

Sorti le 6 Octobre 2012 chez Brennus Music

Site Officiel: www.continuum.fr
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      Il est partout Aldébaran! Après nous avoir montré une nouvelle fois ses talents de compositeur en matière de black symphonique à travers Echoes of the Stone Keeper, il ne semble pas rassasié et enchaine très rapidement sur un album de dark metal progressif via son autre groupe Continuum. Dans cette entité est également présent celui qui l'accompagne à la batterie dans Darkenhöld, et hormis Mickael qui joue également de la basse dans Etheryäl (avec Aldébaran et Aboth, tiens donc), je ne suis pas en mesure de vous dire grand chose de plus concernant les autres musiciens. Par contre, je peux vous dire qu'il ne s'agit pas ici du premier essai des Niçois, qui ont déjà sorti un album baptisé Lifeless Ocean en Juin 2009, soit 4 années après leur formation. Maintenant que les présentations sont faites, place à la musique!

      Attention, ce projet n'a rien à voir avec les précédents musicalement, déjà parce qu'il s'agit de dark metal bien frenchie, et ensuite parce qu'il est très porté sur l'instrumental. Il y a bien un chanteur dans l'équipe, mais ses interventions restent anecdotiques en termes de temps occupé même si Clément assure ce qu'il faut en chant clair. Une voix medium proche de celle de Max Leclerc en moins heavy qui colle parfaitement à la musique. Cette dernière ne semble pas avoir été écrite pour supporter des vocalises, mais pour installer une ambiance particulière cousue d'orgues synthétiques et de soli de guitare. On connait déjà le talent de notre guitariste et de notre batteur nationaux dont la technique n'est plus à prouver, et bien ils s’en donnent à cœur joie dans de longs passages instrumentaux, progressifs et atmosphériques. Les deux compères affichent de titre en titre leur volonté de tordre la rythmique et les mélodies en plaçant break sur break, où les interventions de leur chanteur font presque office de ponts entre deux séries de riffs lourds mais précis. Le clavier, comme on pouvait s'y attendre, se place bien en avant dans la musique avec des nappes souvent gothiques, dont quelques sonorités ne sont pas sans rappeler un certain The Old Dead Tree.
      Les variations multiples sont aussi audibles dans le tempo des morceaux. Il n'est pas rare d'entendre sur une mélodie commune des accélérations soudaines suivies de ralentissements brutaux, peut-être un peu trop nombreux au sein d'un même titre. Même constat concernant les soli de guitare, vraiment omniprésents à tel point qu'on en oublie presque les autres instruments. J'ai aussi regretté la faible importance du chant, mais c'est le choix artistique du groupe de mettre l'accent sur l'atmosphère, ce qui implique de privilégier l'instrumental. Niveau balances, trop de réverbe dans les voix, et des guitares masquant souvent l'accompagnement. Je vous passe mon éternel couplet sur l'horrible trigger "clické" qui m'insupporte, production moderne oblige...

      Le passage des points négatifs semble très long quand on regarde le texte dans son ensemble, mais même si plusieurs petits points m'ont titillé pendant mon écoute, ce sont bien les qualités de cet album qui en ressortent. Mes soucis concernant la place du chant et la production ne sont dus qu'à ma frustration d'amateur de heavy eighties, et je ne peux m'empêcher d'applaudir nos musiciens français lorsqu'ils enregistrent des disques de cette envergure! Continuum est sans aucun doute aussi percutant et inventif que l'a été Supuration en son temps dans le genre dark indus, en restant toutefois plus accessible et moins minimaliste. Mention spéciale au merveilleux "Astral Journey" tout en chœurs et en acoustique/électrique! Ce n'est pas encore avec ce disque que la cote d'Aldébaran et Aboth commencera de baisser.

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