Upon a Pale Horse

    note   16,5/20

      line-up
    * Zeb - Voix
    * Hedman - Basse
    * Paud - Guitare
    * Berg - Guitare
    * Doc - Batterie

      tracklist
    01. The Plague Within
    02. Disappearing into Nothing
    03. The Coven
    04. Upon a Pale Horse
    05. Suffer in Silence
    06. Hours of Darkness
    07. 1000 Broken Bones
    08. We Are All Slaves

"Upon a Pale Horse"

Sorti le 19 Mai 2017 chez Metal Blade Records

Facebook: www.facebook.com/belowmetal


      Il est temps de se pencher sur une formation dont je n'avais encore jamais entendu parler: Below. Un des grands plaisirs de ce loisir qu'est la tenue d'un webzine musical est le bonheur de découvrir toujours plus de groupes, nouveaux arrivants comme anciens jamais écoutés, et de parfois tomber sur des pépites rares ainsi que cela s'est produit par deux fois très récemment en ce qui me concerne grâce à Shores Of Null et Coltsblood. Il arrive aussi parfois d'aller au devant de grandes déceptions bien sûr, même si le quotidien nous met plus souvent en face de productions relativement génériques et facilement oubliables sans être vraiment mauvaises pour autant. À votre avis, dans quel cas allons-nous nous trouver cette fois-ci? Ah, vous avez déjà regardé la note… :/
      Avant toute chose, précisons que Below nous arrive de Nyköping en Suède, et donne dans un genre très apprécié par chez eux: le doom épique. On y retrouve deux camarades de jeu au sein de Malison Rogue, montrant leur attrait pour le heavy metal progressif qui marquera en parti le style de Below. Suite à un split réalisé avec Anguish en 2013, soit un an seulement après leur fondation, ils sortent rapidement un premier opus intitulé Across the Dark River l'année suivante. Les choses ne semblent pas traîner avec eux! Pourtant, ce second LP dont nous allons parler aura nécessité trois années de gestation, dans une éventuelle volonté de le travailler plus en profondeur, preuve de maturité s'il en est. C'est ce que nous allons observer dès à présent!

      C'est dans ce chant ample et très clair qu'on retrouve le plus cet amour du heavy metal que j'ai évoqué plus tôt, celui-là même qu'on ressentait déjà chez une petite formation nationale appelée Candlemass. Si certaines similitudes autres que leurs origines lient les deux entités heavy doom, à l'image de cette accompagnement majestueux mais discret qui habille les arrière-plans, leurs styles respectifs n'en demeurent pas moins assez différents même si on peut facilement imaginer que la plus ancienne formation aie agit telle une influence importante sur la plus récente qui nous intéresse ici. Zeb se rapproche par son timbre du grand Michael Kiske, ainsi que par sa propension à monter toujours plus haut dans les aigus en gardant la même intensité. Premier point positif!
      Instrumentalement, "Disappearing into Nothing" donne le tempo juste après que la minute introductive de "The Plague Within" aie dévoilé l'atmosphère de cet album: ça sera bien entendu pesant et homérique, une épopée narrée avec lenteur pour pouvoir en saisir chaque mot avec clarté. À l'inverse de Candlemass, on ne part pratiquement jamais dans des cavalcades plus intensément rythmées, même si à l'occasion quelques titres comme le pont instrumental de "Suffer in Silence" se permettent un petit détour plus heavy qui se prolonge rarement longtemps. En opposition à cela, on ne tombe jamais dans le pathos le plus pachydermique possible, gardant un rythme assez régulier du début à la fin en dehors de ces petits écarts. Nous avons parfois droit à des passages plus héroïques comme celui offert par les choeurs guerriers de "1000 Broken Bones" sur un tempo un poil rehaussé, au cours duquel Zeb se métamorphose en Mats Léven des grands jours (oui, d'accord, encore une référence à Candlemass j'en ai conscience) avec brio. C'est également dans une atmosphère identique que notre épopée lyrique se termine, "We Are All Slaves" mettant l'accent sur les éléments les plus fantastiques de leur personnalité pour un final à la hauteur du scénario.

      Sans aucun doute, tout en gardant une certaine mesure sur le degré de plaisante surprise éprouvé en cet instant, je classe Below parmi les découvertes les plus agréables et intéressantes de cette année. Déjà, en titillant avec le Doom et le Heavy deux de mes fibres métalliques les plus sensibles, le combo scandinave partait sur d'excellentes bases pour me plaire. Si en plus de cela vous lui ajoutez une dimension presque héroïque fantaisiste avec des samples très bien dosés et un chant heavy force de maitrise, je ne vois plus rien qui aurait pu s'opposer à ce que j'adhère à la musique de Below. Il va donc falloir que je me penche sur leur premier effort afin de confirmer l'inscription de ce nom dans ma liste des groupes à surveiller de près (voir à acheter), mais je doute d'y trouver quoi que ce soit de suffisamment navrant pour atténuer les bonnes sensations provoquées par cet opus.

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