The Rise Of Chaos

    note   13/20

      line-up
    * Wolf Hoffmann - guitare
    * Peter Baltes - basse
    * Mark Tornillo - chant
    * Uwe Lulis - guitare
    * Christopher Williams - batterie

      tracklist
    01. Die By The Sword -5:00
    02. Hole In The Head -4:01
    03. The Rise Of Chaos -5:16
    04. Koolaid -4:58
    05. No Regrets -4:20
    06. Analog Man -4:10
    07. What's Done Is Done -4:08
    08. Worlds Colliding -4:28
    09. Carry The Weight -4:33
    10. Race To Extinction -5:24

"The Rise Of Chaos"

Sorti le 4 Août 2017 chez Nuclear Blast Records

Site Officiel: www.acceptworldwide.com
Facebook: www.facebook.com/accepttheband


      Au moment où l'entité UDO se tape un petit trip nostalgique en reprenant les standards de sa formation d'origine, il est justement temps pour celle-ci d'offrir à ses fans de nouvelles compositions à se mettre sous la dent. Avec le présent successeur de Blind Rage, Accept nous sort des studios son quinzième opus à un an de célébrer sa quarantaine [le groupe existe en effet depuis 1968, ayant passé sa première décennie sous le nom Band X]; le quatrième depuis l'arrivée de Mark Tornillo au chant, le premier avec la nouvelle paire rythmique que forment Uwe Lulis et Christopher Williams (le premier issu de Giftdwarf après avoir joué aux côtés de Grave Digger puis de Rebellion neuf années chacun, tandis que le second arrive de War Within). Rassurez-vous, les irréductibles fondateurs Wolf Hoffmann et Peter Baltes sont toujours à la composition, on ne devrait donc pas être trop dépaysés niveau musique.

      Le style actuel d'Accept divise sérieusement les amateurs de heavy metal germanique ralliés à leur cause. Au delà du fait que la passation du micro change la donne de manière conséquente, bien que la technique vocale et le timbre de Mark Tornillo ne diffèrent que très peu de ceux d'Udo, chacun des albums sorti après la reformation de 2009 est sujet à débat quant à savoir lequel est le plus efficace, le plus réussi, etc. Pour ma part, il s'agit de Blind Rage, tandis que d'autres citeront plutôt Stalingrad (le moins accrocheur pour moi) ou Blood Of The Nations en soulignant le manque d'imagination du plus récent album. Le disque qui fait l'objet de cette chronique ne fera pas exception, puisqu'on va y retrouver absolument tous les éléments propres à la formation teutonne depuis près de 8 ans.
      Ceux qui ont déjà commencé à se faire un avis avec "The Rise Of Chaos" pourront également le calquer sur les deux premiers titres, la trilogie d'ouverture se jouant sur la même gamme et les mêmes riffs. Rien de particulièrement remarquable comme entrée en matière, mais rien qui ne choque le fan assidu non plus. On remonte un peu le niveau sur le taping qui meuble "Koolaid", se démarquant un peu d'un démarrage trop classique. Les amateurs de roulements de grosse caisse apprécieront le martèlement de "No Regrets" donnant un petit coup de speed à l'ensemble aidé plus tard par "What's Done Is Done", tandis que "Analog Man" ressortira les choeurs graves sur un air un peu trop proche de "Balls to the Wall". Les deux derniers titres poursuivront sur cette lancée dynamique, divisant finalement la tracklist en deux moitié assez distinctes: la première fait la part belles aux mid tempo, la seconde se lâche un peu plus sans partir sur du heavy speed pour autant. Question mélodies, il n'y aura encore une fois rien qui bousculera les habitudes des quinquagénaires un peu trop blottis dans le confort de leur réussite.

      Certes, ce n'est pas à leur âge qu'on se décide tout à coup de changer de cap pour s'essayer à de nouvelles choses. Le fait de durcir légèrement le ton était presque une révolution à leur échelle! Pourtant c'est justement au moment où on devient intouchable, frappé du sceau de groupe culte auquel seules les formations des années 80 (celles qui ont participé à la création de la scène metal) peuvent réellement prétendre, qu'on peut se permettre des fantaisies qui ne pourraient jamais égratigner ce statut iconique enfin atteint. Mais si Accept avait souhaité en profiter de cette façon, nous aurions déjà eu cet album ovni que tous espère sans vraiment oser y croire. Eat the Heat était un peu différent, mais pas au point de parler d'expérimentation. On doit donc se contenter de ce genre d'album régulier qu'est The Rise Of Chaos, toujours bien joué et agréable à écouter sans qu'il ne laisse aucune trace durable dans notre esprit après son écoute.

link site